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Huit œuvres de l’ONF Canada présentées au Festival international du film de Calgary 2019. La première à Calgary du film salué nîpawistamâsowin: We Will Stand Up, de Tasha Hubbard, est la tête d’affiche d’une imposante sélection de documentaires et d’animations.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
21/08/2019

Le 21 août 2019 – Montréal – Office national du film du Canada (ONF)

Des films puissants et originaux de cinéastes autochtones et albertains s’affichent avec des œuvres de partout au Canada dans une imposante sélection au Festival international du film de Calgary 2019 qui se tient du 18 au 20 septembre.

Le Festival accueille les débuts très attendus à Calgary du film primé de la réalisatrice edmontonienne Tasha Hubbard nîpawistamâsowin: We Will Stand Up (Downstream Documentary Productions/ONF en association avec CBC DOCS et APTN), qui a fait salle comble partout au pays dans le cadre d’une tournée nationale de l’ONF.

Le Festival présente également la première dans l’Ouest canadien de Jordan River Anderson, The Messenger, 53e film de l’éminente réalisatrice Alanis Obomsawin, ainsi que le court métrage Lake, d’Alexandra Lazarowich, lequel propose un portrait novateur de femmes métisses qui pratiquent la pêche dans le nord de l’Alberta.

L’olympienne originaire de Calgary Anastasia Bucsis est en vedette dans le film du cinéaste de Vancouver Paul Émile d’Entremont, Franchir la ligne, lequel s’intéresse aux athlètes LGBTQ2+ qui combattent les préjugés dans le sport. Il y a aussi le long métrage divertissant et éminemment pertinent Assholes: A Theory, du célèbre cinéaste de Halifax John Walker.

Trois autres puissants courts métrages de l’ONF font leur première dans l’Ouest canadien au Festival international du film de Calgary: Gun Killers, de Jason Young, la tendre élégie multimédia Shannon Amen, de Chris Dainty, ainsi que Le cortège, une collaboration entre Pascal Blanchet, illustrateur et créateur de BD romanesques, et Rodolphe Saint-Gelais, animateur et cinéaste.

Longs métrages documentaires

nîpawistamâsowin: We Will Stand Up (nîpawistamâsowin: Nous nous lèverons) (98 min)

Le 9 août 2016, Colten Boushie, un jeune Cri, est tué d’une balle dans la tête après être entré sur la propriété agricole de Gerald Stanley avec ses amis. L’acquittement de Stanley par le jury attire l’attention du monde entier, soulève des questions quant à l’enracinement du racisme dans le système judiciaire du Canada et propulse la famille de Colten et sa quête de justice sur la scène nationale et internationale. Gagnant de cinq prix jusqu’à maintenant, dont le Prix du meilleur long métrage canadien à Hot Docs, nîpawistamâsowin: We Will Stand Up, de Tasha Hubbard, tisse un récit intense fusionnant une réflexion sur la propre adoption de la réalisatrice, la désolante histoire du colonialisme dans les Prairies et une vision transformatrice d’un avenir où les enfants autochtones peuvent vivre en sécurité sur leur terre natale.

nîpawistamâsowin: We Will Stand Up est produit par Tasha Hubbard et George Hupka pour Downstream Documentary Productions, et par Jon Montes et Bonnie Thompson pour l’ONF. Les producteurs exécutifs sont David Christensen (ONF), Janice Dawe et Kathy Avrich-Johnson (Bizable Media).

Franchir la ligne (Standing on the Line) (80 min)

Dans le sport amateur et professionnel, l’homosexualité reste taboue. Peu d’athlètes osent sortir du placard de peur d’être stigmatisés. Une pression s’ajoute à celle de la performance : affirmer ou non son identité sexuelle. Brisant l’omerta qui règne sur le terrain, sur la glace ou dans le vestiaire, le plus récent film de Paul Émile d’Entremont pose un regard touchant et inédit sur quelques-uns de nos athlètes gais qui dévoilent au grand jour un pan de leur vécu. Au nom de la relève sportive, ils cassent les préjugés.

Paul Émile d’Entremont est un cinéaste acadien établi à Vancouver qui a réalisé cinq films avec l’ONF, dont Reema, allers-retours, couronné d’un prix Golden Sheaf. Franchir la ligne est produit par Christine Aubé, Jac Gautreau et Maryse Chapdelaine avec les producteurs exécutifs Michèle Bélanger et Dominic Desjardins pour le Studio de la francophonie canadienne – Acadie à Moncton.

Jordan River Anderson, The Messenger (Jordan River Anderson, le messager) (66 min)

Jordan River Anderson souffrait d’une affection musculaire rare qui a nécessité des années de traitements médicaux dans un hôpital de Winnipeg, loin de chez lui, au sein de la Nation des Cris de Norway House, au Manitoba. Il aurait pu terminer sa vie dans une résidence adaptée, en milieu familial, mais les gouvernements canadien et manitobain ne se sont pas entendus sur la prise en charge des frais de son transfert. Jordan est décédé à l’hôpital avant son sixième anniversaire.

Son histoire a donné lieu à l’adoption du « principe de Jordan », qui place en premier l’intérêt de l’enfant et qui fait en sorte que les enfants des Premières Nations et leurs familles obtiennent un accès équitable aux services de santé publics. Mais malgré la mise en œuvre de ce principe, de nombreux Autochtones se sont heurtés à des obstacles. Le documentaire d’Alanis Obomsawin trace un parallèle entre la vie de deux Autochtones, Jordan River Anderson et Noah Buffalo-Jackson, et relate le long combat juridique qui a mené à une victoire historique pour les enfants autochtones, leurs familles et leurs communautés.

Jordan River Anderson, The Messenger clôt le cycle de sept films consacrés aux droits des enfants et des peuples autochtones qu’Alanis Obomsawin a entamé avec Le peuple de la rivière Kattawapiskak (2012).

Assholes: A Theory (81 min)

Avec le déferlement de hargne dans les médias sociaux, la montée de l’autoritarisme et le narcissisme endémique qui menacent de faire chavirer la civilisation telle qu’on la connaît, Assholes: A Theory, arrive à point nommé. Inspiré du livre éponyme d’Aaron James, qui figure au palmarès des succès de librairie du New York Times, Assholes: A Theory enquête sur le terreau de la « culture du trou du cul » et repère des signes de civilité dans un univers par ailleurs grossier et méchant.

Honoré par Hot Docs, qui lui a consacré une rétrospective en 2018, John Walker est l’un des cinéastes les plus respectés de la Nouvelle-Écosse. Assholes: A Theory est produit par John Walker et Ann Bernier pour John Walker Productions Ltd., et par Annette Clarke pour le Studio du Québec et de l’Atlantique de l’ONF à Halifax.

Courts métrages

Lake (Le lac) (5 min)

Filmé à Joussard, en Alberta, Lake, de la réalisatrice crie Alexandra Lazarowich, emprunte aux classiques du cinéma-vérité pour réaliser un portrait contemporain de femmes métisses qui pratiquent la pêche au filet. Ce film prend exemple sur Minqon Minqon: Wosqotomn Elsonwagonv (Shirley Bear: Reclaiming the Balance of Power), dans lequel Catherine Martin trace le portrait de l’artiste malécite Shirley Bear, connue sous le nom de Minqon Minqon (Arc-en-ciel Arc-en-ciel), qui défie les récits colonialistes répressifs avec ses inspirantes représentations imagées de la féminité autochtone. Alexandra Lazarowich est une cinéaste crie dont le court métrage documentaire Fast Horse (2018) a remporté le prix spécial du jury dans la catégorie Réalisation au Festival de Sundance 2019. Elle est aussi directrice de la création au nouveau Musée royal de l’Alberta. Lake a été produit dans le cadre de Five Feminist Minutes 2019 — une réitération contemporaine de la célèbre série de l’emblématique Studio D. Coty Savard est productrice déléguée de Lake et David Christensen en est le producteur exécutif pour le Studio du Nord-Ouest de l’ONF à Edmonton.

Gun Killers (10 min 40 s)

Scénarisé et réalisé par Jason Young, Gun Killers nous transporte dans une région rurale isolée que les forgerons à la retraite John et Nancy Little appellent leur petit coin de paradis. Tandis que descend la douce lumière du crépuscule après une journée typique de récolte de légumes, nous découvrons les activités secrètes auxquelles se livrent occasionnellement John et Nancy pour le compte de la GRC. Produit par Rohan Fernando pour la série Re-Imagining Nova Scotia du Studio du Québec et de l’Atlantique, Gun Killers est la quatrième production de l’ONF que signe Jason Young. Annette Clarke assure la production exécutive du film pour l’ONF à Halifax.

Le cortège (The Procession) (11 min)

Après son propre accident de voiture, Gabrielle adresse une poignante lettre d’amour posthume à Philippe, son époux endeuillé, qui subit le rituel familial des funérailles. Coréalisé par Pascal Blanchet et par l’animateur et cinéaste Rodolphe Saint-Gelais, Le cortège est produit par la productrice exécutive Julie Roy pour le Studio d’animation du Programme français de l’ONF.

Shannon Amen (15 min)

Shannon Amen révèle, à travers les œuvres de Shannon Jamieson, le désarroi, la passion et la douleur de cette jeune femme hantée par la culpabilité alors qu’elle cherche à concilier son identité sexuelle et sa foi religieuse. Scénarisé et réalisé par Chris Dainty, ami de Shannon Jamieson, le film combine l’animation 2D et l’animation de glace — animation image par image de sculptures sur glace de grande dimension. Le cinéaste chevronné Chris Dainty est membre de la Canadian Ice Carvers Society et créateur de sculptures pour le Bal de Neige d’Ottawa. Shannon Amen est produit par Maral Mohammadian avec le producteur exécutif Michael Fukushima pour le Studio d’animation du Programme anglais de l’ONF.

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Guide de prononciation

nîpawistamâsowin (langue crie)
NEE-pa-wista-MAA-sowin – Nous (une petite communauté) menons le combat pour tous les autres (l’ensemble de la communauté).

Produits connexes

Dossiers de presse électronique | Images, bande-annonce, synopsis : Five Feminist Minutes – Lake | Franchir la ligne | Jordan River Anderson, le messager | Physique de la tristesse

Disponibles uniquement en anglais : The NFB at CIFF | Assholes: A Theory | Gun Killers | nîpawistamâsowin: We Will Stand Up | Shannon Amen

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    L’Office national du film du Canada (ONF), le producteur et distributeur public canadien d’œuvres audiovisuelles primées, collabore avec des créateurs et créatrices de talent à l’échelle du pays pour proposer des documentaires et des films d’animation d’auteur. Il prend des mesures concrètes pour combattre le racisme systémique et devenir une organisation plus ouverte et diversifiée. Il s’emploie en outre à affermir la production autochtone et à promouvoir l’équité des genres dans le secteur du cinéma. Les productions de l’ONF ont remporté au-delà de 7000 prix, dont 12 Oscars. Pour accéder à ces œuvres uniques, visitez ONF.ca.