ON FILME
2026 | 3 projets déclinés en 4 formats créés pour la plateforme YouTube
Documentaire
Français
Une production de l’Office national du film du Canada
Amplifier les voix, nourrir la réflexion, enrichir les débats.
ON FILME est une initiative de création documentaire spécialement conçue par l’ONF pour la plateforme YouTube. Elle a pour mission de susciter des discussions profondes sur des questions sociopolitiques ancrées dans l’air du temps.
Cette première édition a permis à trois réalisateurs et réalisatrices de concevoir quatre contenus de formats distincts et complémentaires à partir d’un enjeu thématique contemporain de leur choix. Il en résulte un espace de partage et d’expérimentation, où chaque personne déploie sa créativité et son point de vue original pour alimenter les débats publics du moment.
À découvrir dès mai 2026 sur la chaîne YouTube de l’ONF
Cohorte 2026
Cette année, ON FILME a invité trois personnalités influentes de la sphère numérique québécoise — Mounir Kaddouri, Anne-Lovely Etienne et Simon Coutu — à aborder, sous une nouvelle perspective, un enjeu contemporain qui leur tient à cœur.
Quatre formats autour d'un enjeu
Chaque enjeu est exploré par le réalisateur ou la réalisatrice autour de 4 formats complétant une oeuvre sur YouTube:
Coup d’œil résume l’intention de l’auteur·e avec précision et concision. (approx 2 min)
Moyen métrage exprime une multiplicité de points de vue sur l’enjeu, en captant la réalité sur le terrain. (approx 35 min)
Au foyer est un balado-vidéo qui suscite une discussion profonde sur diverses facettes du thème abordé. (approx 45 min)
Gros plan recueille le précieux témoignage d’une personne directement concernée par le sujet. (approx 7 min)
Entrevue: Notes d'intention de la production
1 – Qu’est-ce qui fait de YouTube la plateforme idéale pour ON FILME, et comment le recours à cette plateforme s’inscrit-il dans le mandat de l’ONF?
Les plateformes numériques font désormais partie intégrante de notre écosystème culturel et médiatique, et YouTube est l’un des principaux lieux où se construisent et se partagent les conversations publiques, particulièrement chez les jeunes adultes. Elle permet à l’ONF d’aller à la rencontre de son auditoire là où il se trouve, avec des formats, des rythmes et un langage qui lui sont familiers.
La création pour YouTube s’inscrit pleinement dans la mission d’institution publique de l’ONF : documenter le réel, témoigner de son époque et rendre ces récits accessibles au plus grand nombre. Grâce à la relation directe et vivante que cette plateforme propose, le documentaire devient un point d’entrée dans une conversation, plutôt qu’un objet figé. Cette dimension est au cœur d’ON FILME : les projets ne cherchent pas à clore un débat, mais à ajouter de nouvelles perspectives à des discussions actives. L’initiative permet également d’expérimenter la création, la production et la diffusion documentaires, puis de partager ces apprentissages avec le milieu afin de nourrir les réflexions collectives. En investissant YouTube avec une proposition éditoriale forte et exigeante, l’ONF affirme que le documentaire peut, et doit, exister là aussi, sans renoncer à sa rigueur ni à sa profondeur.
2- Comment la présentation des enjeux sous quatre formats distincts enrichit-elle l’expérience du public?
Elle permet surtout de multiplier les portes d’entrée pour le public : certaines personnes s’intéresseront d’abord au format court, tandis que d’autres voudront approfondir la réflexion avec le film ou encore la prolonger grâce au balado-vidéo. L’idée est de laisser chaque individu entrer par là où il se sent interpellé.
Chaque format a un rôle précis : le court métrage déploie un regard d’auteur ou d’autrice plus fouillé; les formats courts servent de points d’ancrage rapides; la grande conversation filmée ouvre un espace de discussion plus libre et nuancé, sans montage. Ensemble, ils se complètent et enrichissent la compréhension du sujet sans se répéter, tout en offrant une expérience plus globale, où on peut circuler entre les contenus selon son intérêt et son temps. C’est très cohérent avec l’esprit d’ON FILME : faire du documentaire un lieu d’exploration et de dialogue qui évolue en continu.
3 – Quelles sont les caractéristiques qui distinguent ON FILME des autres initiatives documentaires de l’ONF et des autres contenus vidéo de la sphère numérique québécoise?
Nous nous situons volontairement dans un entre-deux encore peu occupé au Québec : ni dans l’urgence d’une salle de rédaction ni dans les années de production d’un long métrage documentaire. Nous travaillons sur environ six mois, ce qui nous permet un ancrage dans l’actualité, tout en nous laissant suffisamment de temps pour réfléchir, enquêter et construire des propositions solides et rigoureuses.
ON FILME se démarque aussi par la place accordée aux créateurs et créatrices, qui, au-delà de livrer un film, portent une démarche, incarnent les questions à l’écran et participent aux conversations que les projets suscitent. À l’inverse des réactions rapides ou des opinions à chaud, le projet propose une occasion rare de prendre du recul, de contextualiser les enjeux et de les aborder avec nuance. Ainsi, la réflexion se prolonge au lieu de se limiter à un seul moment de diffusion.
4 – Quels sont les objectifs à court et à long terme de l’initiative?
À court terme, nous envisageons ON FILME comme un laboratoire : un endroit pour essayer, observer et apprendre. Nous voulons explorer des formes documentaires plus adaptées aux logiques de YouTube et du Web, tant dans les formats que dans le rythme de production et la relation au public. C’est l’occasion de voir comment ces œuvres circulent, suscitent des réactions et participent concrètement aux conversations autour des sujets abordés.
À plus long terme, l’ambition est plus structurante : ON FILME vise à outiller l’ONF pour qu’il existe mieux dans l’écosystème numérique, à développer un savoir-faire durable et reproductible, et à réfléchir à la place que peut occuper le documentaire dans les espaces de discussion contemporains. Le projet permet aussi de créer des conditions propices à des collaborations renouvelées, en dialoguant avec des créateurs et créatrices qui viennent d’horizons variés et en touchant de nouveaux publics, afin que l’ONF demeure pertinent, accessible et pleinement ancré dans son époque.
5 – Sur le plan narratif, quels sont les aspects novateurs d’ON FILME ?
ON FILME se distingue par une approche qui privilégie l’exploration plutôt que l’énoncé de réponses définitives. Les projets ne reposent pas sur une thèse fixe, mais sur des démarches de recherche où le regard des réalisateurs et réalisatrices se transforme sur le terrain, au fil des rencontres ou des zones d’inconfort. Cette posture permet d’assumer les doutes, les nuances et les contradictions, et d’éviter les raccourcis.
La présence des créateurs et créatrices à l’écran est centrale : ni spécialistes ni arbitres, ces personnes réfléchissent à voix haute et acceptent d’être transformées par ce qu’elles découvrent, ce qui crée un lien plus direct et honnête avec le public.
Enfin, la narration se déploie dans le temps grâce à des formats complémentaires. Le récit dépasse le film lui-même et se prolonge à travers une constellation de contenus qui dialoguent entre eux et avec leur auditoire, ce qui permet à ON FILME de contribuer au débat public par une pluralité de regards.
6 – Quels ont été les principaux défis à relever afin qu’ON FILME puisse voir le jour?
Il nous a fallu trouver le bon équilibre : créer pour un environnement numérique avec ses propres codes et dynamiques, tout en préservant l’exigence documentaire de l’ONF. Adopter la culture YouTube sans faire de compromis sur la profondeur, la nuance et la rigueur a demandé beaucoup de réflexion autour des formats, du ton et du rythme, mais aussi sur la façon dont les contenus seraient découverts et circuleraient.
Produire pour le numérique requiert l’intégration des logiques algorithmiques à même la création, et l’acceptation que celles‑ci influeront à la fois sur la forme et sur la diffusion des œuvres. En parallèle, ON FILME nous a obligés à repenser les façons de produire, de manière plus rapide, plus agile et plus collaborative, en acceptant l’expérimentation et une certaine prise de risques. Il a aussi fallu bâtir une relation de travail avec des créateurs et créatrices qui viennent de la culture Web, en co‑construisant une approche éditoriale qui respecte pleinement leur voix tout en s’inscrivant dans un cadre documentaire solide. Au fond, ce sont précisément ces défis qui ont façonné le projet et qui définissent aujourd’hui ce qu’est devenue l’initiative ON FILME.
Images
Équipe
Générique
Production
LAURENCE DOLBEC
PIERRE-MATHIEU FORTIN
Images
MAXIME PILON-LALANDE
ALEXANDRE TURGEON DALPÉ
Son
ANDRÉS SOLIS BARRIOS
SYLVAIN VARY
LYNNE TRÉPANIER
Supervision de la production virtuelle
MAXIME FAURE
Montage
MARIANNE BOUCHER
ZOÉ GUÈVREMONT
Musique
KNLO
Production déléguée
MÉLANIE LASNIER
Direction de production
PHILOMÈNE SENNECHAEL
Coordination principale de production
JOËLLE LAPOINTE
Administration de production
ISABELLE LIMOGES
Coordination unité de production
JEANNE FERLAND
Conception graphique
QUARANTE DOUZE
Assistance au montage
PHILIPPE HÉBERT
Direction technique
FRANK NADEAU
Coordination technique
JULIEN ARCHAMBAULT
Mixage
SYLVAIN CAJELAIS
Direction du laboratoire d’innovation
LOUIS-RICHARD TREMBLAY
Production exécutive
NATHALIE CLOUTIER
Produit par
L’OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA

Relations de presse
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Sophie St-Pierre
Attachée de presse, ONF
Cell. : 438-336-6449
s.st-pierre@onf.ca
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L’ONF en bref
Fondé en 1939 et unique en son genre, l’Office national du film du Canada (ONF) produit, coproduit et distribue des documentaires et des films d’animation engageants, pertinents et innovants. Incubateur de talents, il est un des plus grands laboratoires de création au monde. Depuis plus de huit décennies, l’ONF permet aux Canadiennes et aux Canadiens de se raconter et de se rencontrer. Ses films sont de plus une ressource éducative fiable et accessible. L’ONF possède également une expertise reconnue mondialement en préservation et en conservation, en plus d’une riche collection vivante d’œuvres qui constituent un pilier important du patrimoine culturel du Canada. Jusqu’à maintenant, l’ONF a produit plus de 14 000 œuvres, dont 7000 sont accessibles gratuitement en ligne sur onf.ca. L’ONF ainsi que ses productions et coproductions ont remporté au-delà de 7000 prix, dont 12 Oscars et un Oscar honorifique récompensant l’excellence de l’organisation dans toutes les sphères de la cinématographie.





