Le vol
2026 | 97 min
Documentaire
English, farsi, kurde, avec sous-titres en français
Prix et festivals
Sélection officielleVIFF - Vancouver International Film Festival, Canada (2026)
Le 8 janvier 2020, le vol PS752 de la compagnie Ukraine International Airlines a quitté Téhéran, transportant 176 personnes (passagers et passagères ainsi que les membres d’équipage), dont des étudiants et étudiantes universitaires, des couples nouvellement mariés et de jeunes enfants. Quelques minutes après le décollage, l’aéronef civil a été atteint par deux missiles sol-air, qui ont tué tout le monde à bord.
Le long métrage documentaire du réalisateur Soran Mardookhi, Le vol, raconte la vie des familles laissées à elles-mêmes dans leur quête acharnée de vérité et de justice pour la perte de leurs proches.
Synopsis long
Le 8 janvier 2020, le vol PS752 de la compagnie Ukraine International Airlines a quitté Téhéran, transportant 176 personnes (passagers et passagères ainsi que les membres d’équipage), dont des étudiantes et étudiants universitaires, des couples nouvellement mariés et de jeunes enfants. Quelques minutes après le décollage, l’aéronef civil a été atteint par deux missiles sol-air, qui ont tué tout le monde à bord. Les autorités iraniennes ont attribué les tirs à une erreur humaine, une explication que les familles des victimes n’ont jamais acceptée.
Le long métrage documentaire du réalisateur Soran Mardookhi, Le vol, raconte l’histoire de celles et ceux qui sont restés. Pour les familles, ce n’était pas la fin d’une tragédie, mais le début d’une démarche qui allait changer leurs vies pour toujours.
Si elles ont d’abord été réunies dans le deuil, c’est la solidarité et la recherche commune de vérité qui leur ont donné un but. Des parents, des conjoints et conjointes, des frères et sœurs et des grands-parents sans expérience du militantisme, de la politique ou du droit international se sont soudainement retrouvés à bâtir une organisation nationale, à affronter des années de procédures judiciaires complexes et à transporter leur lutte devant des institutions et des tribunaux internationaux, dans une quête acharnée de vérité et de justice.
Des vidéos de famille remplies de musique, de danse et de rires offrent un aperçu intime de la vie avant la tragédie. Parallèlement à la recherche de justice, le film observe avec délicatesse les façons dont l’amour et la mémoire perdurent, qu’il s’agisse d’organiser une course de 5 km, d’adopter un nouveau chien ou de créer des œuvres d’art.
Plus que l’histoire d’un avion de ligne abattu, Le vol relate le parcours de gens ordinaires qui découvrent en eux une force qu’ils ne soupçonnaient pas.
Synopsis court
Le 8 janvier 2020, le vol PS752 est atteint par deux missiles sol-air, qui tuent tout le monde à bord. Le long métrage documentaire du réalisateur Soran Mardookhi, Le vol, raconte la vie des familles laissées à elles-mêmes dans leur quête acharnée de vérité et de justice pour la perte de leurs proches.
Mot du réalisateur
J’ai grandi dans un Kurdistan où la guerre, les bombardements et la répression politique faisaient partie de la mémoire collective. Dès mon plus jeune âge, j’ai vu comment le pouvoir politique pouvait s’immiscer jusque dans les aspects les plus intimes de la vie des gens. Cette expérience puis le fait d’avoir immigré au Canada et de m’y être bâti une nouvelle vie ont inévitablement façonné mon regard de cinéaste sur le monde.
Avant que le vol PS752 ne soit abattu, j’avais parlé à mon frère, qui était à Sna [Sanandaj]. Il m’avait dit que des amis de notre famille, Arvin et Aida, s’y trouvaient eux aussi et qu’ils s’apprêtaient à partir pour Téhéran afin de prendre leur vol de retour vers le Canada. Après que l’avion eut été abattu, mon frère m’a rappelé pour m’annoncer qu’Arvin et Aida étaient à bord.
Pendant trois jours, les autorités iraniennes ont menti sur ce qui s’était passé, affirmant que l’avion s’était écrasé en raison d’une défaillance technique. Devant l’accumulation de preuves qui rendaient ce mensonge impossible à maintenir, elles ont reconnu que le vol PS752 avait été abattu par le Corps des gardiens de la révolution islamique, mais ont qualifié l’événement d’« erreur humaine ».
Pour moi, c’est là que ce film a commencé. C’est un film que j’aurais souhaité ne jamais avoir à faire.
Lorsque plusieurs vies sont fauchées en même temps, les personnes peuvent rapidement devenir des chiffres. Dans le cas du vol PS752, ce chiffre est 176. Il donne la mesure de la tragédie, mais peut aussi occulter les personnes qui se cachent derrière. Chacune avait une vie, une famille, des amitiés, un sens de l’humour, des ambitions et un avenir qu’elle avait imaginé.
Avec Le vol, je voulais résister à cette réduction. Les vidéos familiales sont devenues essentielles, car je ne voulais pas que les victimes soient connues uniquement par leur absence ou par le deuil de leurs proches. Je voulais que nous entendions leur voix, que nous les voyions rire et que nous soyons témoins de moments ordinaires vécus avec leur famille et leurs amis.
Je ne voulais pas non plus faire un film uniquement sur la perte. Au fil des années passées auprès de ces familles, j’ai vu le deuil coexister avec l’humour, les souvenirs, l’amitié et la vie quotidienne. Le souvenir d’une personne disparue peut remplir une pièce de rires et, quelques secondes plus tard, faire place au silence. Ces deux moments sont tout aussi vrais l’un que l’autre.
J’ai vu le deuil individuel se transformer en action collective lorsque des familles, dont beaucoup ne se connaissaient pas auparavant, se sont réunies et ont formé une association. Refusant l’explication officielle de l’« erreur humaine », elles ont recueilli des éléments de preuve, travaillé avec des experts indépendants, organisé des manifestations partout dans le monde et opposé des faits à la version officielle. Grâce à leurs efforts collectifs, des gens ordinaires, dépourvus de tout pouvoir institutionnel, ont changé la façon dont les événements étaient compris et contraint les gouvernements à examiner les faits.
Cet élément est devenu aussi important à mes yeux que le crime lui-même et m’a fait comprendre que les questions soulevées dans le film dépassent largement le cas du vol PS752. Lorsque les personnes au pouvoir sont responsables d’un crime, comment la vérité peut-elle apparaître? Qui leur demande des comptes? Et qu’est-ce que la justice lorsqu’aucun tribunal ni aucun verdict ne peut ramener les personnes dont la vie a été fauchée?
La réalisation de ce film a donné un nouveau sens à des mots que je croyais comprendre : vérité, justice, responsabilité. Pour ces familles, ce ne sont pas des concepts abstraits. Ils représentent des années d’enquête, de procédures judiciaires, de revers, de petites victoires et la décision, réaffirmée encore et encore, de continuer. Dans le film, Arash, le frère d’Arvin, dit : « La justice est un parcours. » Plus je passais de temps auprès des familles, plus je comprenais ce qu’il voulait dire.
Avec Le vol, je ne voulais pas proposer une analyse politique ou géopolitique exhaustive. Je voulais rester près des familles et laisser leur cheminement façonner le film. Nous avons travaillé avec une petite équipe, intervenant le moins possible, et avons continué à filmer même pendant les pauses. Bon nombre des moments du film sont nés dans ces instants où les familles avaient baissé leur garde. J’arrivais préparé, mais j’ai appris à me mettre en retrait et à les laisser nous guider.
Affiche
Images
Équipe
Générique
RÉALISATION
SORAN MARDOOKHI
SCÉNARIO
SORAN MARDOOKHI
DIRECTION DE LA PHOTOGRAPHIE
DANY LAVOIE
MONTAGE
ABBAS MOJARAD
CONCEPTION SONORE
MIGUEL NUNES
PRODUCTION
SHIRLEY VERCRUYSSE
TERI SNELGROVE
PRODUCTION DÉLÉGUÉE
JENNIFER ROWORTH
PRODUCTION EXÉCUTIVE
SHIRLEY VERCRUYSSE
TINA OUELLETTE
Une production de l’OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA
Relations de presse
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Katja De Bock
Attachée de presse – Vancouver
C. : 778-628-4890
k.debock@onf.ca | @NFB_Katja
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L’ONF en bref
Fondé en 1939 et unique en son genre, l’Office national du film du Canada (ONF) produit, coproduit et distribue des documentaires et des films d’animation engageants, pertinents et innovants. Incubateur de talents, il est un des plus grands laboratoires de création au monde. Depuis plus de huit décennies, l’ONF permet aux Canadiennes et aux Canadiens de se raconter et de se rencontrer. Ses films sont de plus une ressource éducative fiable et accessible. L’ONF possède également une expertise reconnue mondialement en préservation et en conservation, en plus d’une riche collection vivante d’œuvres qui constituent un pilier important du patrimoine culturel du Canada. Jusqu’à maintenant, l’ONF a produit plus de 14 000 œuvres, dont 7000 sont accessibles gratuitement en ligne sur onf.ca. L’ONF ainsi que ses productions et coproductions ont remporté au-delà de 7000 prix, dont 12 Oscars et un Oscar honorifique récompensant l’excellence de l’organisation dans toutes les sphères de la cinématographie.








