1. Espace média

  2. Dossier de presse

DÉRANGER

Michèle Bélanger
2016

Déranger

Citations de Michèle Bélanger et Caroline Monnet

Participant(e)s et mentors


Caroline Monnet
Participante

Biographie
Photo
Photo : Ulysse Del Drago



Caroline Monnet

Caroline Monnet est une artiste multidisciplinaire de l’Outaouais, qui vit présentement à Montréal. Elle travaille en cinéma, vidéo, peinture, sculpture et installation, et est membre fondatrice du collectif en arts numériques autochtones ITWÉ. Les oeuvres de Monnet ont été présentées dans des expositions et des festivals au Canada, aux États-Unis, en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande et ailleurs, dont le Palais de Tokyo, la Haus der Kulturen der Welt, le Festival international du film de Toronto, Aesthetica, le Festival de Cannes, la Smithsonian Institution, le Sundance Film Festival, le Musée d’art contemporain de Montréal et Arsenal art contemporain. Monnet est artiste en résidence à l’Arsenal depuis 2014, et elle travaille présentement au développement de son premier long métrage Bootlegger, de même qu’à la post-production d’une installation vidéo à facettes multiples, tournée durant un voyage en cargo lors d’une traversée de l’océan Atlantique.

Vidéo


Jani Bellefleur-Kaltush
Participante

Biographie
Photo



Jani Bellefleur-Kaltush

Venant de la petite communauté innue de Nutashkuan, Jani Bellefleur-Kaltush est une femme avec plusieurs centres d’intérêts. Autant passionnée par la musique de tous genres que par le cinéma, elle peut s’asseoir sur un banc et regarder le monde passer devant elle. Autochtone, elle comprend autant la réalité de sa communauté qu’elle voudrait en apprendre plus. Nouvellement amoureuse des voyages, elle aime le dépaysement que procure un vol à destination d’un autre pays. Jani est devenue du jour au lendemain réalisatrice de courts métrages, dont un primé à Toronto. Elle a d’ailleurs travaillé sur plusieurs plateaux de tournages. Diplômée du programme Cinéma de l’INIS, elle est la première femme des Premières Nations du Québec à y avoir obtenu un diplôme. Elle a beaucoup d’ambition et continue de faire son chemin.


Meky Ottawa
Participante

Biographie
Photo



Meky Ottawa

Je suis Atikamekw de Manawan. Je suis née en 1990 à Chicoutimi, au Saguenay. J’approche la trentaine et ça me fait peur. Ma mère était aux études quand elle m’a eue. J’ai été élevée par ma grand-mère après la mort de mon grand-père. Ma grand-mère était une badass woman. On allait toujours dans la forêt elle et moi pour ressentir la paix et le calme. Elle conduisait le ski-doo et le bateau. Je n’avais jamais peur avec elle. C’est grâce à cette femme que je suis devenue celle que je suis. Vers mes treize ans, je prenais souvent la caméra MiniDV de ma mère pour faire des faux reportages dans la communauté ainsi que des films d’horreur dans le sous-sol chez mes parents. On faisait ensuite des séances de visionnage devant la famille. Et c’est comme cela que je me suis intéressée au cinéma. J’ai réalisé des courts-métrages avec la Wapikoni mobile. J’ai aussi produit des pochettes d’albums pour des amis ainsi qu’un contrat pour Radio-Canada pour le projet Huitième feux sur les femmes qui font le perlage. Aujourd’hui je travaille comme illustratrice pour la boîte de production Rezolution Pictures. Je ne suis pas allée à l’école longtemps. Je suis autodidacte. J’ai commencé à dessiner très jeune selon ma mère. J’ai toujours aimé le dessin et la peinture.


Sébastien Aubin
Participant

Biographie
Photo



Sébastien Aubin

Titulaire d’un baccalauréat ès arts (majeure en design graphique) de l’Université du Québec en Outaouais, Sébastien Aubin a travaillé pour certains des plus prestigieux studios de design graphique du Canada avant d’entreprendre une carrière de pigiste. Il a conçu des publications pour de nombreux artistes, organisations et galeries d’art au Québec, en Ontario, et au Manitoba, dont le Plug In Institute of Contemporary Art (pour l’exposition Close Encounters: The Next 500 Years), Terrance Houle, KC Adams, la Galerie d’art de l’Université Carleton, la Thunder Bay Art Gallery, et l’Art Gallery of Southwestern Manitoba. Sébastien Aubin est l’un des membres fondateurs du collectif ITWÉ voué à la recherche, à la création, à la production et à l’éducation dans le domaine de la culture numérique autochtone. Il fait aussi partie du collectif AM, lequel crée des oeuvres axées sur l’imagination, qui suscitent le dialogue sur des thèmes liés au quotidien et aux émotions qui l’habitent. Actuellement établi à Montréal, Sébastien Aubin est un fier membre de la Nation crie de Opaskwayak, au Manitoba.


Ludovic Boney
Participant

Biographie
Photo



Ludovic Boney

Au sortir de l’école de sculpture en 2002, Ludovic Boney participe à la fondation du Bloc 5, un atelier de production artistique, avec quatre autres artistes. Il y travaille et réalise régulièrement des projets d’art public en son nom, mais également en collaboration avec de multiples artistes (sérigraphes, peintres, photographes, architectes et sculpteurs). De plus, Ludovic est également enseignant de sculpture à la Maison des métiers d’art de Québec. Depuis 2015, il est installé à Saint-Romuald où il continue d’oeuvrer dans des projets d’art public de grande envergure et prépare des expositions en galerie.


Geronimo Inutiq
Participant

Biographie
Photo



Geronimo Inutiq

Geronimo Inutiq est un artiste accompli dans les domaines de la musique électronique, du platinisme et de l’art numérique. Sa pratique novatrice intègre des références aux milieux de l’art moderne et de la diffusion, mais aussi aux puissants éléments de la culture inuite traditionnelle à laquelle il a été exposé durant sa jeunesse. Convaincu que l’expression de la créativité personnelle est une expérience résolument subjective, il s’intéresse au dialogue qui émerge entre les êtres et les cercles de plus en plus vastes et interreliés des systèmes de valeurs élaborés par la société. Ses oeuvres et ses prestations sont présentées un peu partout, notamment au Musée de la civilisation, à Québec; sur le site Web de Beat Nation; aux Festival transmediale et club transmediale de Berlin; à l’exposition Material Experiments tenue au Festival imagineNATIVE 2015; et dans le cadre du projet ARCTICNOISE.


Eruoma Awashish
Participante

Biographie
Photo



Eruoma Awashish

« Ce que je suis, je le dois à ma famille. Mes parents ont fait de moi une personne forte et sensible. Ma kokom (grand-mère) est celle qui m’a enseignée à travers ses silences… ce qu’est être une Atikamekw. Je suis de la Nation atikamekw de la communauté d’Opitciwan. J’ai eu un parcours de vie remplie de beaux moments et remplie d’épreuves. C’est ce parcours de vie mêlée à celui de mon peuple, qui inspire mon travail artistique. »

Récemment primée au gala de Tourisme autochtone Québec 2015, dans la catégorie ARTISTE, Eruoma Awashish est détentrice d’un baccalauréat en art interdisciplinaire de l’Université du Québec à Chicoutimi. Elle vise à faire connaître davantage sa culture. Sa double identité, Atikamekw par son père et Québécoise par sa mère, lui permet de mieux saisir les différences qui distinguent ces deux peuples et de créer des espaces de dialogues à travers ses oeuvres. Ayant vécu dans la communauté d’Opitciwan, de Wemotaci et de Mashteuiatsh, Eruoma a une grande appartenance à sa culture autochtone. Son travail parle de métissage et de métamorphose. La souffrance et la blessure sont des thèmes qu’elle aborde souvent, car, selon elle, la souffrance peut devenir un passage vers la transformation et le dépassement de soi. Son travail est empreint de spiritualité, de symbolisme et de syncrétisme. Elle se réapproprie des symboles faisant référence à la religion catholique pour leur donner un nouveau sens.

« C’est en écartant la doctrine et tout le côté institutionnel que la vraie spiritualité émerge. » Par ces symboles qui s’entrecroisent et s’entrechoquent, ses oeuvres parlent à la fois de contraste et de métissage, de dualité et d’équilibre, de souffrance et de sérénité, de blessures et de guérisons… Son travail questionne également les phénomènes d’hybridation dans la culture des Premières Nations.

« Une culture qui survit au fil des siècles, c’est une culture qui s’adapte et évolue. La culture des Premières Nations est une culture forte, car elle ne s’est jamais laissée complètement absorber par la culture dominante, et ce, malgré les tentatives d’assimilation, notre culture subsiste et évolue. Elle se métamorphose… »


Hannah Claus
Mentor

Biographie
Photo



Hannah Claus

Hannah Claus obtient un diplôme universitaire de premier cycle de l’Ontario College of Art and Design en 1997, puis une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia en 2004. Ses installations sont exposées au Canada, ainsi qu’aux États-Unis, en Suisse, en Allemagne, au Chili et au Mexique. Dans sa pratique artistique, elle explore le lien entre la matérialité et l’immatérialité avec une approche basée sur le processus. Membre de la Première Nation mohawk de la baie de Quinte, elle vit et travaille à Montréal.


Marc Séguin
Mentor

Biographie
Photo



Marc Séguin

Né à Ottawa, au Canada. Ses œuvres sont vues et collectionnées dans plusieurs pays par les musées, galeries, et par des collections publiques, muséales et privées. Il vit et travaille entre Montréal et Brooklyn (New York).

Il est aussi l’auteur du roman La foi du braconnier (Leméac Éditeur, 2009).


Pierre-François Ouellette
Mentor

Biographie
Photo



Pierre-François Ouellette

Pierre-François Ouellette inaugure en 2001 une galerie d’art actuel dans l’édifice Belgo à Montréal. Sa galerie est reconnue aujourd’hui pour les propositions innovantes de ses artistes. Il remporte en 2011 le prix Galeriste de l’année au premier Gala des arts visuels du Québec, et sa galerie est choisie en 2013, en 2015 et en 2016 par le guide 500 Best Galleries Worlwide de Blouin-artinfo/Modern Painters. Pierre-François Ouellette détient un BA (histoire) et un MBA de l’Université d’Ottawa. Il a été chef de cabinet de la directrice du Musée des beaux-arts du Canada, Shirley Thomson, de 1988 à 1993, année où il entame à HEC Montréal des études doctorales en management stratégique. Pierre-François Ouellette dirige par la suite l’Association des galeries d’art contemporain avant d’être nommé directeur à l’administration du centre d’art Optica. En 2012, il inaugure une antenne de la galerie à Toronto et acquiert, en 2016, l’édifice Graff au coeur du Plateau-Mont-Royal. La galerie a présenté à ce jour une centaine d’expositions et a participé à plus de soixante foires. Pierre-François Ouellette a siégé à des conseils d’administration tels que celui de l’Association des marchands d’art du Canada (ADAC), le centre d’information Artexte, le centre d’art Axe Néo-7 et a été membre du comité d’acquisitions du Musée d’art de Joliette. Pierre-François Ouellette est nommé en 2012 membre du Comité d’art public de la Ville de Montréal et en 2015 membre du Comité-conseil des arts visuels du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Les collaborateurs

Pierre Beaudoin

OBORO

WAPIKONI