Billy Gauthier : sculpter l'avenir
2026 | 16 min 33 s
Documentaire
Anglais avec sous-titres français
Prix et festivals
Sélection officielle - Reel East Coast Shorts GalaAIFF - Atlantic International Film Festival, Halifax, Canada (2026)
Une production de l’Office national du film du Canada
Billy Gauthier : sculpter l’avenir propose un regard intime sur le célèbre sculpteur inuk, qui puise son inspiration dans la beauté du monde naturel pour livrer un message puissant.
Synopsis court
À chaque coup de ciseau, le célèbre sculpteur inuk Billy Gauthier insuffle à son œuvre son amour pour le Labrador, sa terre natale. Ses sculptures sont recherchées mondialement pour la fluidité de leurs détails et la profondeur de leurs messages ancrés dans la culture inuit et la nature. Billy Gauthier : sculpter l’avenir offre un regard intime sur le travail du maître sculpteur et sur l’inspiration derrière l’œuvre la plus ambitieuse de sa carrière, une création monumentale réalisée à même un crâne de baleine.
En une phrase
Dans Billy Gauthier : sculpter l’avenir, le célèbre sculpteur inuk transmet au monde un message essentiel à travers l’œuvre la plus ambitieuse de sa carrière.
Entrevue avec Jennie Williams
Pouvez-vous nous parler de ce film et nous expliquer pourquoi vous avez voulu raconter l’histoire de Billy ?
Je connais Billy depuis notre jeunesse ; nous sommes originaires de la même ville. Nous suivons le parcours de l’autre depuis le tout début de nos carrières. Il est devenu un artiste de grand renom, et j’ai toujours été très fière de lui. Lorsqu’il m’a demandé si je voulais réaliser un film sur son travail et sur le message qu’il souhaite transmettre, je me suis sentie profondément honorée. J’ai réalisé ce film pour dévoiler au monde entier le processus créatif de Billy, pour saisir son lien avec le Labrador et avec le territoire, et pour que les gens puissent entendre son message directement de sa bouche. Mon père et mes grands-pères pratiquaient tous la chasse et la trappe, qui font partie intégrante de la culture du Labrador. Billy travaille sans relâche à préserver cet héritage. Comme je suis native du Labrador, je comprends toute l’importance de ce qu’il fait, non seulement au moyen de son art, mais aussi dans sa manière de vivre. Je suis convaincue que beaucoup d’autres personnes du Labrador le ressentiront aussi. Pour les gens de l’extérieur, ce film est l’occasion de découvrir un univers qu’ils n’ont jamais vu. Beaucoup connaissent les sculptures de Billy. Ils les voient dans des galeries ou entendent parler de ses activités militantes aux nouvelles, mais ils ne le connaissent pas sur le plan personnel et ignorent d’où il vient. Ce film leur donnera accès à une autre facette de lui.
Que découvriront, dans ce film, les personnes qui ne connaissent pas l’œuvre ou le message de Billy ?
Son travail est d’une beauté exceptionnelle. À mes yeux, ce qui rend ses sculptures si remarquables, ce sont les détails d’une incroyable finesse qui racontent véritablement une histoire. Lorsqu’il sculpte un visage, on y perçoit tant d’émotion et de force qu’on a l’impression que la sculpture possède sa propre sensibilité. Ses œuvres sont très révélatrices de la culture inuit. On y voit les outils utilisés pour la chasse et la pêche. Il travaille des matériaux naturels comme la pierre, les os ou les bois de caribou, qui sont magnifiques en eux-mêmes, pour en faire ressortir encore plus de beauté. Même l’eau ! Il est capable de faire paraître la pierre aussi fluide que de l’eau en mouvement. Bon nombre de ses œuvres célèbrent la beauté de la nature tout en rappelant l’importance de la protéger. Le film montre clairement que son inspiration vient de son vécu sur le territoire du Labrador. Il puise dans ses expériences de vie pour les transformer en sculptures.
Dans le film, on voit Billy réaliser sa plus grande sculpture à ce jour, Silatsualimâk Anânavut: The Earth, Our Mother. Pouvez-vous nous parler de cette création ?
Billy a sculpté un crâne de rorqual commun plus grand que nous deux réunis dans le cadre de la Biennale de Bonavista, à Terre-Neuve-et-Labrador. Il devait réaliser cette sculpture en seulement sept jours, alors que, comme il l’explique dans le film, il préfère habituellement prendre son temps pour que tout soit parfait. C’était donc un gros défi. Avant son arrivée, Billy n’avait vu qu’une photo du crâne. Et comme il était recouvert de neige, il ne distinguait pas grand-chose. Après s’être échoué sur le rivage, le crâne était resté pendant des années sur la pelouse d’un musée de la baie de Trinity, à Terre-Neuve. Au début du film, on voit sa réaction lorsqu’il le découvre pour la première fois. Nous avons tous les deux été très surpris : nous ne nous attendions pas à ce qu’il soit aussi immense. Le crâne avait subi les effets du temps après toutes ces années passées à l’extérieur, et plusieurs parties étaient très usées. Lorsque nous l’avons aperçu pour la première fois, il était placé à l’envers, ce qui cachait la seule surface sur laquelle Billy pouvait sculpter. Une fois le crâne remis à l’endroit, il a enfin pu l’examiner attentivement. Jusqu’à ce moment-là, il ignorait même l’épaisseur et la densité de la matière avec laquelle il allait travailler. Au cours des jours suivants, nous l’avons filmé en train de sculpter du matin au soir, parfois même jusque tard dans la nuit. Observer sa démarche de création était absolument fascinant. En le regardant travailler, on prend pleinement conscience du savoir-faire exceptionnel qu’exige une œuvre de cette envergure. C’est impressionnant de voir tous les outils qu’il utilise, chacun ayant une fonction bien précise. Parfois, il restait simplement assis à observer longuement la sculpture, réfléchissant à la prochaine étape et planifiant la suite. Même ces moments-là étaient captivants.
En quoi cette sculpture reflète-t-elle les thèmes du film ?
Sur cet immense crâne de baleine, Billy sculpte l’eau, un magnifique visage inuk, les montagnes, le soleil, la lune et un phoque. Tous ces éléments sont tirés de sa propre vie et constituent des sources d’inspiration. Nous avons passé dix heures à le filmer sur la banquise pendant une chasse au phoque. On le voit sur le territoire, on le voit chasser, on le voit vivre sa culture. Tout cela se retrouve dans cette œuvre. Billy explique qu’il utilise la beauté pour attirer l’attention des gens, afin de leur faire comprendre que ce qu’ils contemplent est précieux et doit être protégé.
Votre premier court métrage documentaire avec l’ONF, La nuit du Nalujuk, a été tourné principalement en une seule nuit. Celui-ci, en revanche, a été créé sur plusieurs années. Comment avez-vous vécu cette expérience ?
Billy et moi nous ressemblons beaucoup à cet égard : le temps qu’il faut consacrer à un projet importe peu. Ce qui compte, c’est qu’il soit exactement tel que nous voulons le révéler au monde. Billy a sculpté le crâne de baleine durant l’été, mais nous savions aussi que nous voulions le filmer sur la banquise pendant la chasse au phoque. Il a donc fallu attendre le printemps et l’ouverture de la chasse. Nous avons également dû patienter pendant le transport du crâne jusqu’à la galerie provinciale The Rooms, à Saint-Jean de Terre-Neuve, où Billy a réalisé la sculpture. Une fois arrivé, le crâne a été placé en quarantaine afin d’être stérilisé, puisqu’il avait passé des années sur la pelouse du musée et était infesté d’insectes et d’autres organismes. Lorsqu’il a finalement été exposé, nous avons invité la fille de Billy à le découvrir pour la première fois. C’était un moment extrêmement émouvant, car Billy avait affirmé avoir créé cette œuvre à son intention. Il souhaitait qu’elle, ainsi que les générations futures, puissent continuer à profiter du territoire, à chasser et à pêcher, comme il le fait lui-même. C’est précisément le message de cette sculpture : protéger le territoire et la culture pour les générations à venir. Nous avons donc pu filmer leur rencontre au moment où elle voyait l’œuvre pour la toute première fois. Dans cette scène, toute l’émotion se lit sur son visage. C’était un instant très précieux. C’était la dernière scène que nous tournions. À ce moment-là, je savais que nous avions tout ce qu’il fallait pour raconter cette histoire comme elle devait l’être, pour faire connaître le parcours de Billy et livrer son message.
Clip promotionnel
Extraits
Affiche
Images
En coulisses
Équipe
Générique
Scénario et réalisation
Jennie Williams
Production
Liz Cowie
Production associée
Kelly Davis
Montage
Christopher Darlington
Montage additionnel
Justin Simms
Direction photo
Nigel Markham
Opérateur de drone
Troy Maher
Enregistrement sonore
Matthew Thomson
Don Ellis
Compositrice
Sarah Harris
Conception sonore
Catherine Van Der Donckt
Musique originale
Sarah Harris
Jennie Williams
Musiciennes
Sarah Harris
Jennie Williams
Production déléguée
Amanda Roy
Administration de la production
Isabelle Limoges
Josiane Bernardin
Direction de la production
Lynn Andrews
Assistant de production
Dwayne Williams
Coordination principale de la production
Kelly Davis
Adriana Sanchez-Sansfaçon
Bruitage
Matthew Thomson
Hilary Thomson
Mixage
Isabelle Lussier
Coordination technique
Daniel Lord
Montage en ligne et étalonnage
Serge Verreault
Soutien technique au montage image
Albert Kurian
Pierre Dupont
Patrick Trahan
Conception graphique et motion design
Cynthia Ouellet
Archives
Nigel Reading & Kenji Nagai and Spirit Wrestler Gallery
Char Fishing (2009)
Beluga Hunter (2009)
Labrador Madonna (2012)
Narwhal Hunt (2010)
Mosquito on Hand (2010)
Closer (2011)
Spirit of the Kakivak (2014)
Remerciements spéciaux
Chloe Gauthier Sauntry
Billy Gauthier
Remerciements
The Rooms
Jena Mitchell (Rooms Manager)
Nigel Reading (Billy’s manager)
Judith Hill
Rose Bouthillier
Ryan Rice
Marco Muller
Mahala Brake
Leida Brake
Anthony Williams
Kate Brake
Shelley Swain
Teri Drosch
Mike Taylor
Vaida Nairn
Mitzi and Kevin Wall
Nancy and Jim Groves
Conseil principal, mise en marché
Laurianne Désormiers
Gestion de project, mise en marché
Geneviève Bérard
Coordination de la mise en marché
Michelle Rozon
Relations de presse
Jennifer Mair
Conseil juridique
Peter Kallianiotis
Production exécutive
Unité documentaire de l’Est
Nathalie Cloutier
Rohan Fernando
Une production de l’Office national du film du Canada
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Relations de presse
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Attachée de presse – Toronto
C. : 416-436-0105
j.mair@onf.ca | @NFB_Jennifer
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L’ONF en bref
Fondé en 1939 et unique en son genre, l’Office national du film du Canada (ONF) produit, coproduit et distribue des documentaires et des films d’animation engageants, pertinents et innovants. Incubateur de talents, il est un des plus grands laboratoires de création au monde. Depuis plus de huit décennies, l’ONF permet aux Canadiennes et aux Canadiens de se raconter et de se rencontrer. Ses films sont de plus une ressource éducative fiable et accessible. L’ONF possède également une expertise reconnue mondialement en préservation et en conservation, en plus d’une riche collection vivante d’œuvres qui constituent un pilier important du patrimoine culturel du Canada. Jusqu’à maintenant, l’ONF a produit plus de 14 000 œuvres, dont 7000 sont accessibles gratuitement en ligne sur onf.ca. L’ONF ainsi que ses productions et coproductions ont remporté au-delà de 7000 prix, dont 12 Oscars et un Oscar honorifique récompensant l’excellence de l’organisation dans toutes les sphères de la cinématographie.











