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En première mondiale au TIFF : le long métrage documentaire percutant de Min Sook Lee There Are No Words, réalisé à l’ONF

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
06/08/2025

Le 6 août 2025 – Toronto – Office national du film du Canada (ONF)

Le long métrage éminemment personnel There Are No Words, qu’a réalisé Min Sook Lee à l’Office national du film du Canada, sera présenté en première mondiale au 50e Festival international du film de Toronto (TIFF), lequel se tiendra cette année du 4 au 14 septembre.

Il y a plus de 40 ans, la mère de la réalisatrice s’est enlevé la vie. Dans There Are No Words, la cinéaste primée de Toronto se penche sur les silences longtemps gardés, les souvenirs fluctuants et les vérités inoubliables pour tenter de comprendre ce qui s’est produit.

On pourra voir There Are No Words dans le cadre du programme TIFF Docs, qui présente le meilleur du cinéma documentaire de tous les coins du monde.

There Are No Words (98 min), de Min Sook Lee
Production : Sherien Barsoum et Chanda Chevannes pour l’ONF 

Dans ce documentaire incontournable, c’est vers elle-même que Min Sook Lee oriente sa caméra, en quête de souvenirs de sa mère, Song Ji Lee, qui s’est suicidée alors qu’elle n’avait que 12 ans.

There Are No Words nous plonge d’emblée dans une atmosphère hostile et hypothétique. La réalisatrice a conscience du fait que le traumatisme fracture la mémoire, alors qu’elle revient voir les lieux et les gens qui ont marqué son enfance à Toronto, au Canada, et à Hwasun, sa ville natale de la Corée du Sud.

La personnalité de son père, maintenant âgé de 90 ans, ne tarde pas à émerger de cette quête. Il a fait la connaissance de sa mère dans les années 1960, sous la dictature de Park Chung Hee, alors qu’il travaillait pour le service de renseignement sud-coréen. Dernier lien immédiat qui la rattache à sa mère, ce narrateur peu fiable aux antécédents de violence s’exprime dans une langue maternelle qu’elle n’arrive pas à saisir entièrement.

Avec cette trame imparfaite composée d’histoires tantôt réelles, tantôt imaginaires, Min Sook Lee nous indique que certains récits valent d’être racontés, même si le deuil s’étend au-delà des mots.

« Le silence et la honte ont fait suite au suicide de ma mère. J’ai compris que si je ne tournais pas ce film, un récit s’imposerait par défaut et équivaudrait à une mort permanente de la personne qu’elle était et de celle qu’elle aurait pu être. Je me suis servie de ce documentaire pour nous redonner vie à toutes les deux. »

– Min Sook Lee

La cinéaste

Les œuvres de la réalisatrice primée Min Sook Lee explorent les thèmes du travail, de la migration et de la justice sociale. Parmi ses documentaires très applaudis, citons Migrant Dreams (2016), qui a remporté le prix de l’Association canadienne des journalistes pour le meilleur documentaire sur le thème du travail, ainsi que le prix    Hillman canadien ; The Real Inglorious Bastards (2012), gagnant d’un prix Écrans canadiens ; L’esprit du tigre (2008), qui a reçu le prix Donald-Brittain (prix Gemini); Hogtown (2005), qui a valu à la cinéaste le Prix du meilleur long métrage canadien à Hot Docs ; et El Contrato (2003), mis en nomination pour un prix Gemini.

Min Sook Lee s’est vu décerner de nombreuses autres distinctions, dont le prix Cesar E. Chavez Black Eagle et le prix Alanis-Obomsawin pour l’engagement et la résistance. Mayworks, le plus vieux festival célébrant le travail et les arts, a créé le prix Min Sook Lee Labour Arts en son honneur.

Professeure agrégée à l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario, Min Sook Lee oriente sa recherche et sa pratique sur les intersections fondamentales de l’art et des changements sociaux liés au travail, la politique des frontières, la migration et les mouvements de défense de la justice sociale.

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